Belle Isle en Mer - Heurts et malheurs
O Belle Inaula, au sein de l'Atlantique
Aux confins du Ponant, perle de l'Armorique
Solitude et lointaine, en ligne d'horizon
On tombe sous ton charme, quelle que soit la saison
Que de péripéties en vingt siècles d'histoire
Et tous ces jolis noms, chantant en notre mémoire
Bangor et Locmaria, Le Palais et Sauzon
Où ont marché pour LUI, César et ses légions
Bientôt voici venir, pieux et saints personnages
Sur de frêles esquifs, abordant tes rivages
Fondant un monastère, sous le bleu firmament
Solitude idéale, à tout recueillement
Guédel, la toute belle, si souvent convoitée
Et pendant douze siècles, par moines habitée
A la rivalité, indifférente en somme
Toute privilégiée, n'obéissant qu'à Rome
Belle Isle, terre d'accueil et seconde patrie
A tous nos chers cousins de lointaine Accadie
Chassés de leur terroir, injuste châtiment
Innocentes victimes du Grand Dérangement
Dieu ! que tu as souffert, d'éternels conflits
Laissant désolation et les coeurs tout meurtris
L'Anglais, le Hollandais, et puis dernière guerre
Ces temps de dure épreuve, au souvenir amer
Mais qui pourra louer les actions généreuses
De ces âmes d'élite, qui furent si nombreuses
A consacrer leur temps, prodiguant tous les soins
Aux malades et blessés, dans l'extrème besoin
Soeurs de Vincent de Paul et Soeur de la Sagesse
Directeurs et Docteurs, expression de tendresse
Personnel infirmier, aides tout dévoués
Visages bienveillants, souffrances atténuées
Belle Isle de l'être aimé, vision spirituelle
Cultivée, si choyée, pour la joie éternelle
Tu es ce coin charmant, respirant la bonté
Et de tous tes enfants, refuge bien aimé
© Louis Le Scouharnec 1998 reproduction interdite, pour tous les textes, pour tous les pays.